Le problème est qu'il est rare d'atterrir à la charge maximale !
Avec Sophie, après deux heures de vol, même réglé LOP, le poids de l'avion à l'atterrissage est plutôt de 1350 kg. Si l'approche est effectué entre 77 et 80 kts comme spécifié dans le manuel de vol, il faudra avoir un peu de patience avant de toucher les roues sur la piste. Pourquoi ?
Parce que l'on doit corriger la vitesse d'approche en fonction de la masse de l'avion. Elle varie en fonction de la racine carrée du poids de l'avion. Par exemple pour 1350 kg, on doit multiplier 77 kts par la racine carrée de 1350/1542 ce qui donne 71.77 kts, soit en arrondissant 72 kts.
Cette différence de 5 kts n'est pas négligeable en terme de longueur de piste : l'énergie cinétique, elle, varie en fonction du carré de la vitesse. Nos avions mettent beaucoup de temps à dissiper ce surcroît d'énergie dans l'effet de sol au moment du "flair".

Aussi sur terrain court j'utilise un petit tableau, toujours présent dans ma planche de bord qui me permet d'ajuster au plus court la vitesse d'approche en courte finale en fonction de la masse de l'avion.
Il suffit de lire sur les jauges la quantité de fuel restant dans les réservoirs (en USG) et la reporter sur la première ligne (fuel on board).
Sur la colonne de gauche on lit directement le poids emporté en dehors de l'essence (payload).
La vitesse d'approche est à l'intersection...

Les chiffres en rouge ne doivent pas être utilisés car correspondant à une surcharge.

Bien sûr sur une piste de 1000 m je ne m'embête pas avec tout ça et amène mon avion à 80 kt, prends l'assiette qui va bien à l'arrondi et j'attends patiemment que notre Cirrus veuille bien poser ses roues...

Fly safe !